Des élèves qui ont besoin de bancs-pupitres pour apprendre dans de meilleures conditions, des agriculteurs en attente d’engrais pour leurs cultures et des habitants qui espèrent bénéficier d’un meilleur assainissement : derrière les projets de développement, ce sont les conditions de vie des citoyens qui sont en jeu. C’est dans cette perspective que le Premier ministre burundais, Nestor Ntahontuye, a ouvert jeudi 29 octobre 2026, à Gitega, un séminaire de deux jours consacré à l’évaluation des actions menées dans les provinces et les communes.

Cette rencontre, qui réunit les gouverneurs de province, les administrateurs communaux, les présidents des conseils communaux ainsi que le responsable du Fonds national d’investissement communal (FONIC), vise à examiner l’état d’avancement des projets de développement et l’utilisation des ressources publiques, trois mois après le début de l’exercice budgétaire.
Au-delà des chiffres et des rapports administratifs, les participants sont appelés à apprécier les progrès réalisés sur le terrain et à identifier les difficultés qui freinent l’exécution de certains programmes. L’enjeu est de veiller à ce que les moyens mobilisés par l’État se traduisent par des réalisations concrètes au bénéfice de la population.

Des projets aux effets directs sur les populations
Selon le Premier ministre, les échanges porteront notamment sur la gestion des finances publiques au niveau provincial et communal, l’avancement du programme de fabrication et de distribution des bancs-pupitres dans les écoles, ainsi que la mise en œuvre des programmes d’hygiène et d’assainissement à l’échelle nationale.

La réhabilitation des bâtiments publics et le pavage des routes dans les quartiers figurent également parmi les dossiers à examiner. Ces initiatives visent notamment à améliorer les infrastructures, le cadre de vie et l’accès des citoyens à des services publics de qualité.
La situation financière des communes fera aussi l’objet d’une attention particulière. Les responsables devront également évaluer la distribution des engrais aux agriculteurs pour la saison culturale en cours, un volet important pour les producteurs dont les récoltes contribuent à l’alimentation des ménages et aux revenus familiaux.
Anticiper les difficultés pour mieux protéger les populations
Les participants se pencheront par ailleurs sur le niveau de préparation des autorités administratives et des citoyens face aux conséquences potentielles du phénomène climatique El Niño. L’objectif est d’examiner les mesures préventives envisagées et de renforcer la capacité de réaction des structures concernées face aux risques climatiques.
Ce séminaire intervient également dans le contexte de la décentralisation, qui vise à rapprocher l’administration des citoyens et à renforcer le rôle des communes dans la conduite du développement local.