Gitega : quand les élèves de l’École française de Bujumbura marchent sur les traces des rois

Des livres de classe aux lieux où l’histoire s’est réellement écrite, il n’y a parfois qu’un pas. Vendredi 2 octobre 2026, des élèves de l’École française de Bujumbura, accompagnés de leurs enseignants et de quelques accompagnateurs, ont franchi ce pas en se rendant dans la commune Kiganda, à la découverte de plusieurs sites témoignant de l’histoire de la monarchie burundaise. Leur parcours les a notamment conduits sur la colline Rubumba, en zone Renga, où se trouvent les sépultures de Mwambutsa Bangiricenge, de Ntare V Charles Ndizeye et d’autres figures historiques.

Sur les traces de l’histoire

Accueillis et accompagnés par l’administratrice communale, Diane Irakoze, les élèves ont découvert ces lieux chargés de mémoire. Au fil de la visite, l’administratrice leur a expliqué la signification historique des différents vestiges et leur importance dans la préservation de la mémoire collective. Pour ces jeunes, dont certains découvraient les lieux pour la première fois, la visite a permis de donner un visage et un cadre concret à des événements jusque-là connus essentiellement à travers les cours.

Diane Irakoze a fait savoir que la commune nourrit le projet de mieux aménager les sites historiques et touristiques disséminés dans ses différentes zones. L’objectif est notamment de créer des espaces où les visiteurs pourraient retrouver plusieurs lieux de mémoire, tout en bénéficiant de conditions d’accueil convenables, notamment des espaces de repos et d’autres commodités. Elle a également invité les adultes à multiplier les occasions permettant aux jeunes de connaître les grandes pages de l’histoire du Burundi.

Une histoire qui prend vie hors des salles de classe

Laurence Dupuy, enseignante ayant accompagné le groupe, a souligné l’intérêt de ces visites pour les élèves. « Nous suivons de près l’histoire du Burundi et ces visites nous permettent de découvrir des réalités que les cours ne peuvent pas toujours transmettre », a-t-elle expliqué, se réjouissant de l’accueil reçu à Kiganda. Pour elle, l’expérience mérite d’être renouvelée, tant les élèves ont pu apprendre au contact direct des lieux historiques.

Un élève a, lui aussi, retenu une leçon particulière de cette excursion. Connaissant certains sites uniquement de nom, il a découvert que l’histoire prend une autre dimension lorsqu’on se trouve devant les lieux qui en portent les traces. Il a encouragé ses camarades à visiter davantage ces sites, estimant que l’histoire du Burundi est suffisamment riche pour être découverte non seulement dans les livres, mais également sur le terrain.

Préserver les lieux pour les générations futures

Pour Novence Nkeshimana, spécialiste de l’accompagnement et de l’interprétation touristique, cette richesse historique mérite toutefois une mise en valeur plus poussée. Il a appelé la commune à accorder une attention particulière aux principaux sites de mémoire de Kiganda, notamment les sépultures royales, le point de confluence des rivières Mucece et Nyavyamo, les sépultures de Kivyeyi ainsi que les lieux où les anciens rois avaient l’habitude de se reposer. Au-delà de l’attrait touristique, a-t-il relevé, mieux préserver ces lieux revient aussi à transmettre aux générations futures les traces concrètes de l’histoire du pays.

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