Garantir aux filles l’accès à l’éducation, protéger leurs droits et aider les femmes rurales à gagner en autonomie économique : tels sont les messages portés ce jeudi le 15 octobre 2026, au quartier Mugoboka, dans la zone de Mungwa, en commune de Gitega. À travers cette activité de sensibilisation, la Direction provinciale du droit de la personne humaine et du genre, en collaboration avec SOS Villages d’Enfants, a rappelé que la protection des filles et l’épanouissement des femmes commencent au sein des familles.

L’éducation et le dialogue pour des familles plus équilibrées
Le directeur provincial du droit de la personne humaine et du genre, Roger Nibizi, a invité les parents à accorder la même importance à l’éducation des filles et des garçons. Pour lui, chaque enfant doit pouvoir grandir et apprendre dans un environnement où ses droits sont respectés, sans discrimination liée au sexe.

Il a également appelé les hommes à être davantage présents aux côtés de leurs épouses, notamment en privilégiant le dialogue dans les décisions familiales et en participant aux tâches domestiques. Le respect mutuel, l’amour et le partage des responsabilités constituent, selon lui, des bases essentielles à l’harmonie du foyer.
Roger Nibizi a aussi encouragé les femmes à se soutenir mutuellement pour mieux faire face aux difficultés de la vie quotidienne et prendre une part active au développement de leurs communautés. Il a remercié SOS Villages d’Enfants pour son accompagnement et invité les filles et les femmes à cultiver l’unité et la solidarité au sein de leurs familles.
L’autonomie des femmes, un atout pour les familles
Pour le représentant de SOS Villages d’Enfants, Niyonkuru Jean Marie, la protection des enfants ne peut être pleinement assurée sans tenir compte de la situation des familles et des femmes qui les entourent.

Il a expliqué que l’appui apporté à cette initiative s’inscrivait dans la continuité des actions menées en faveur des enfants, aussi bien dans les structures d’accueil que dans leurs communautés. Il a encouragé les filles et les femmes à entreprendre des activités génératrices de revenus pour renforcer leur autonomie financière et améliorer leurs conditions de vie.
Sensibiliser pour prévenir les mariages précoces
Cette rencontre a été organisée à l’occasion de la Journée internationale de la fille, célébrée chaque 11 octobre, et de la Journée internationale des femmes rurales, commémorée le 15 octobre. Elle a permis de rappeler l’importance de maintenir les filles à l’école, de respecter leurs droits et de prévenir les mariages précoces, tout en encourageant les femmes rurales à développer leurs capacités économiques.

Les échanges ont également pris une dimension participative grâce à des séances de questions-réponses permettant aux participants de mesurer leurs connaissances sur les thèmes abordés. À l’issue de ces activités, les gagnants ont reçu différents prix, dont des kits d’hygiène féminine et d’autres articles.
Au-delà des messages de sensibilisation, l’initiative a mis en avant une conviction essentielle : l’éducation des filles, le respect des droits des femmes et leur autonomie économique sont des leviers importants pour le bien-être des familles et le développement des communautés.
HAVUGIYAREMYE Dieudonné