La coopération japonaise (JICA), en partenariat avec le ministère de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage, a lancé ce lundi 22 juin 2026 à Gitega une formation de cinq jours destinée aux formateurs sur l’approche SHEP (Smallholder Horticulture Empowerment and Promotion). Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un nouveau projet visant à renforcer la professionnalisation des producteurs agricoles et à promouvoir une agriculture davantage orientée vers les opportunités du marché.
La formation réunit des cadres et techniciens issus des communes de Bugendana, Gitega et Gishubi. Les participants proviennent notamment des ministères en charge de l’Intérieur, de l’Agriculture et de l’Élevage ainsi que des Droits de la personne humaine, dans une dynamique de collaboration intersectorielle destinée à maximiser l’impact du projet sur le terrain.
Dans son mot liminaire, Claude Nimubona, représentant de l’administration provinciale, s’est réjoui du démarrage de cette formation concomitamment au lancement du projet. Il a souligné l’importance d’un accompagnement rapproché des bénéficiaires par les techniciens des différents ministères concernés afin de garantir une synergie d’actions et l’atteinte des résultats attendus.
Procédant à l’ouverture officielle de l’atelier, Alphonsine Nijimbere, directrice de la Direction d’Appui aux Organisations et aux Producteurs Agricoles (DAOPA), a salué l’engagement constant de la JICA en faveur du développement agricole du Burundi. Elle a indiqué que cette collaboration contribue non seulement à l’amélioration des conditions de vie des producteurs, mais également au renforcement de la cohésion sociale au sein des communautés rurales.
Selon elle, cette formation constitue une étape stratégique dans la diffusion de l’approche SHEP. Les participants auront pour mission de former à leur tour les techniciens zonaux et collinaires, tout en accompagnant les coopératives ciblées ayant bénéficié du projet précédent, afin qu’elles puissent s’approprier pleinement cette méthodologie et en tirer des résultats durables.
Mme Nijimbere a rappelé que l’approche SHEP représente un outil efficace d’autonomisation des producteurs agricoles. En encourageant les agriculteurs et les éleveurs à produire en fonction de la demande du marché plutôt que de l’offre, cette approche favorise une meilleure valorisation des productions et une augmentation durable des revenus des ménages ruraux.
Elle a également souligné que cette méthodologie vise à transformer le petit exploitant agricole en véritable entrepreneur rural capable de répondre aux exigences du marché. Elle intègre par ailleurs des dimensions essentielles telles que l’amélioration des techniques de production, la protection des terres, la gestion durable des ressources naturelles et le renforcement de la cohésion sociale.
De son côté, le représentant de la JICA a rappelé que le précédent projet s’est achevé en 2025 et que le nouveau programme a été officiellement lancé en avril 2026. Il a précisé que cette session de formation ne constitue qu’une première étape d’un dispositif plus vaste comprenant des formations destinées aux agronomes, aux moniteurs agricoles et aux coopératives bénéficiaires, ainsi qu’un important mécanisme de suivi-évaluation sur le terrain.
Les responsables du projet ont exhorté les participants à suivre cette formation avec assiduité afin de devenir de véritables ambassadeurs de l’approche #SHEP dans leurs zones d’intervention respectives. Ils ont exprimé l’espoir que cette initiative contribue à promouvoir une agriculture et un élevage davantage orientés vers le marché, capables d’améliorer durablement les conditions de vie des ménages et de soutenir le développement économique du Burundi.
HAVUGIYAREMYE Dieudonné













