Burundi : un nouveau cadre juridique pour maîtriser l’urbanisation et réorganiser les quartiers

Le Burundi entend renforcer la maîtrise de son urbanisation à travers de nouvelles dispositions légales consacrées à l’aménagement du territoire, à l’urbanisme, à l’habitat et à la construction. Deux textes majeurs sont au cœur de cette réforme : le premier porte sur l’aménagement des espaces non bâtis ainsi que la restructuration des zones déjà construites mais insuffisamment aménagées, tandis que le second institue la Commission nationale de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction.

Anticiper l’expansion des zones urbaines

Ces nouvelles dispositions visent notamment à doter les pouvoirs publics des instruments juridiques, institutionnels et techniques nécessaires à une organisation plus rationnelle des espaces urbains. Elles prévoient des mécanismes permettant de réserver, au sein des propriétés privées concernées par les opérations d’aménagement, les emprises nécessaires à l’implantation des équipements et infrastructures d’intérêt collectif.

La réforme concerne en priorité les zones urbaines et périurbaines soumises à une croissance rapide, les secteurs encore dépourvus d’équipements structurants ou n’en disposant que de manière insuffisante, ainsi que les espaces destinés à être aménagés ou étendus conformément aux documents de planification urbaine.

Restructurer les quartiers construits sans planification suffisante

Les dispositions nouvelles s’étendent également aux quartiers déjà bâtis dans des conditions ne répondant pas suffisamment aux exigences d’une organisation urbaine cohérente, qu’ils soient situés dans des espaces officiellement déclarés urbains ou dans d’autres zones concernées par les opérations d’aménagement.

À travers ce nouveau dispositif, les autorités ambitionnent de favoriser une urbanisation mieux maîtrisée, d’assurer une implantation judicieuse des infrastructures et des équipements collectifs et d’accompagner l’évolution des villes et des quartiers dans une perspective de développement harmonieux et durable. L’enjeu est ainsi de prévenir l’occupation désordonnée de l’espace tout en préparant les territoires aux besoins futurs des populations.

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