Le Président de la République, Évariste Ndayishimiye, a réaffirmé sa détermination à garantir des élections transparentes, crédibles et apaisées au Burundi. Au cours d’une réunion tenue le 31 juillet 2026 à Gitega, en présence du ministre de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, Léonidas Ndaruzaniye, des responsables des partis politiques, des gouverneurs de province et des dirigeants de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le Chef de l’État a averti que toute tentative de fraude électorale sera sévèrement sanctionnée, indépendamment de l’appartenance politique de ses auteurs.

Placée sous le thème « Ensemble, préparons des élections transparentes », cette rencontre avait pour objectif d’évaluer l’état d’application des recommandations formulées lors de la réunion de Kiriri du 15 mai 2026, en vue des prochaines échéances électorales.
Dans son intervention, le Président Ndayishimiye a insisté sur la responsabilité de chaque acteur dans la préservation de l’intégrité du processus électoral. Il a appelé les dirigeants des partis politiques à sensibiliser leurs militants au respect de la loi, tout en chargeant les gouverneurs de province de transmettre ces directives aux administrateurs communaux, aux chefs de zone et aux chefs de colline. Il a souligné que tout incident enregistré sur une colline engagerait la responsabilité du chef de colline concerné.
Le Chef de l’État s’est montré confiant quant au bon déroulement des élections, estimant que le climat de cohésion observé au sein des coopératives de développement, où les citoyens collaborent sans distinction d’appartenance politique ou ethnique, constitue un gage de stabilité. Il a également invité les partis politiques à orienter leurs actions vers la mobilisation des citoyens autour des initiatives de développement économique, notamment la promotion des cultures d’exportation telles que le café, l’avocat et d’autres filières porteuses de croissance.

Au cours des échanges, les responsables des partis politiques ont salué les efforts déployés par la CENI, particulièrement dans la mise en place des commissions électorales provinciales et communales, un processus qu’ils ont jugé inclusif et conduit dans un esprit de concertation.

Ils ont, par ailleurs, plaidé pour un allègement des formalités administratives imposées aux candidats à l’élection présidentielle, demandant la suppression de l’obligation de fournir un certificat de nationalité pour chacun des 200 électeurs appelés à parrainer une candidature. Selon eux, le coût de ce document, fixé à 20 000 FBu par personne, représente une contrainte financière importante.
En réponse, le Président de la République a invité la CENI à examiner les mécanismes susceptibles de supprimer cette exigence sans compromettre la transparence ni la crédibilité du processus électoral.
Le président de la CENI, Prosper Ntahorwamiye, a précisé que cette question relève des instances compétentes en matière électorale. Il a indiqué que, si cette proposition venait à être retenue, le certificat de nationalité pourrait être remplacé par la carte nationale d’identité, accompagnée de la publication des listes de parrains afin de garantir que seuls des citoyens burundais soutiennent les candidatures à l’élection présidentielle.