Les membres des coopératives agricoles appuyées par le Projet d’appui à l’inclusion financière agricole et rurale au Burundi (PAIFAR-B) ont appelé les institutions de microfinance, notamment les COOPEC et la RECECA Inkingi, à accélérer le décaissement des crédits agricoles afin que les producteurs disposent des financements au moment opportun. Cet appel a été lancé jeudi 30 juillet 2026 à Gitega, lors d’un atelier d’évaluation des réalisations de l’exercice 2025-2026 et de planification des activités de l’année budgétaire 2026-2027.
Les représentants des coopératives ont indiqué que les retards de décaissement compromettent le respect du calendrier cultural, les crédits étant parfois accordés après les périodes de semis ou de plantation. Cette situation réduit leur efficacité, complique les remboursements et fragilise la confiance entre producteurs et institutions financières.
Au nom des bénéficiaires, Mme Viviane Nzirubusa, de la coopérative Rema Twitezimbere de la commune Mutaho, a expliqué que sa coopérative avait sollicité dès avril un crédit destiné à la culture de la pomme de terre, sans obtenir de réponse avant la fin de la campagne de plantation.

Le responsable national du suivi-évaluation du PAIFAR_B, Mélance Ntirampeba, a reconnu cette difficulté et assuré que le projet poursuivra le dialogue avec les institutions de microfinance afin d’adapter le décaissement des crédits aux exigences du calendrier agricole. Il a salué les progrès réalisés dans l’accès au financement, tout en rappelant aux bénéficiaires l’obligation d’utiliser les crédits conformément à leur objet et de respecter leurs engagements de remboursement. En province de Gitega, sur plus de 2,153 milliards de francs burundais de crédits accordés aux coopératives, plus de 2,018 milliards restent en cours de remboursement.
Il a également encouragé les coopératives à mettre en pratique les formations reçues, à valoriser les résidus agricoles et a invité les autorités communales à assurer un meilleur suivi du projet afin d’en faire bénéficier les zones les plus enclavées.
Le PAIFAR-B a enfin réaffirmé son engagement en faveur de la protection de l’environnement à travers la lutte contre l’érosion, la promotion des bonnes pratiques agricoles et a annoncé la mise en place prochaine d’une plateforme numérique fournissant aux agriculteurs des informations sur la météo, les prix des marchés et les opportunités de commercialisation.
