Burundi : les partenaires au développement plaident pour des investissements durables et un suivi rigoureux des engagements

Les partenaires au développement du secteur de la santé au Burundi souhaitent voir les recommandations de la Revue annuelle conjointe (RAC 2025) se traduire en actions concrètes. Ils insistent sur leur intégration dans les plans de travail budgétisés annuels 2026-2027 et sur la mise en place d’un mécanisme régulier de suivi des engagements. L’objectif est de préserver les acquis du système sanitaire et de progresser davantage vers la Couverture sanitaire universelle (CSU).

Cet appel a été lancé lors des assises nationales de la RAC 2025, officiellement ouvertes le ce vendredi le 16 octobre 2026 à Gitega par le ministre de la Santé publique, Dr Fidèle Nkezabahizi. La rencontre a rassemblé des gouverneurs de province ou leurs représentants, des représentants des Nations unies, des ministères sectoriels, des partenaires techniques et financiers ainsi que des cadres du ministère de la Santé.

S’exprimant au nom des partenaires au développement, le représentant du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), chef de file des partenaires du secteur de la santé, a souligné l’importance de transformer les recommandations issues de cette évaluation en mesures concrètes. Il a insisté sur la nécessité de définir clairement les priorités et de suivre régulièrement les actions engagées afin de mesurer les progrès accomplis.

Il a également réaffirmé la volonté des partenaires de continuer à accompagner le Gouvernement burundais, dans un esprit de confiance et de responsabilité mutuelle, en accordant une attention particulière à la santé et au bien-être des femmes et des enfants.

Des défis persistants à transformer en priorités

Les visites de terrain menées dans les cinq provinces sanitaires, ainsi que les séances de restitution organisées aux différents niveaux du système de santé, ont permis de mettre en lumière les progrès réalisés, mais aussi les difficultés qui freinent encore la mise en œuvre des interventions sanitaires.

Ces constats montrent qu’il reste des efforts à fournir pour améliorer la qualité, l’efficacité et l’équité des services de santé, tout en tenant compte des besoins de la population et des ressources disponibles. Pour les partenaires, les résultats de la revue doivent aider à mieux orienter les décisions, à répartir les ressources en fonction des priorités et à améliorer les soins proposés aux citoyens.

Des investissements pour renforcer le système sanitaire

Le développement des infrastructures sanitaires, l’acquisition d’équipements médicaux et le renforcement des ressources humaines restent des priorités pour faire avancer la Couverture sanitaire universelle et concrétiser les ambitions de la Vision Burundi 2040-2060.

Dans cette perspective, la plateforme d’investissement « Impact Ensemble » est présentée comme une occasion de soutenir le développement du secteur de la santé. Les plans d’investissement consacrés aux infrastructures, aux équipements et aux ressources humaines devraient permettre de mieux cerner les besoins prioritaires du pays et d’orienter les financements vers les domaines qui en ont le plus besoin.

La réalisation de ces objectifs dépendra toutefois de la capacité à mobiliser durablement des ressources nationales et internationales, à mieux coordonner les interventions des partenaires et à assurer une gestion transparente et efficace des moyens disponibles.

Le Gouvernement réaffirme ses engagements

À l’ouverture des assises, le ministre de la Santé publique a réaffirmé la détermination du Gouvernement à renforcer la gouvernance sanitaire et à accélérer les progrès vers la Couverture sanitaire universelle, conformément aux ambitions de la Vision Burundi 2040-2060.

Il a rappelé que la RAC constitue un cadre essentiel de concertation et de coordination entre les différents acteurs du secteur. Elle doit contribuer à bâtir un système de santé accessible, résilient et équitable, capable d’offrir des soins de qualité à tous les citoyens.

Au-delà des échanges et des constats dressés lors de cette revue, l’enjeu est désormais de traduire les recommandations en actions concrètes. Cela suppose des engagements intégrés dans la planification annuelle, des ressources suffisantes et un suivi régulier des résultats. La mise en œuvre effective de ces mesures sera déterminante pour améliorer durablement les services de santé et répondre aux besoins de la population burundaise.

HAVUGIYAREMYE Dieudonné

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