La promotion d’équipements solaires de qualité et l’élargissement des avantages douaniers figurent parmi les pistes envisagées au Burundi pour faciliter l’accès à l’énergie propre. Ces questions ont été examinées ce mercredi le 7 octobre 2026,à Bujumbura, lors d’un atelier consacré à la vulgarisation de deux normes burundaises relatives aux systèmes solaires hors réseau, organisé dans le cadre du projet SOLEIL NYAKIRIZA.
Des normes pour renforcer la qualité des équipements
Organisé par le Bureau burundais de normalisation et de contrôle de la qualité (BBN), en collaboration avec le ministère en charge de l’énergie, l’atelier a réuni des représentants des institutions publiques, de l’Office burundais des recettes (OBR), des organismes de contrôle, des opérateurs économiques et des médias.
Dans son mot d’ouverture, le Secrétaire permanent aux Ressources minérales, à l’Énergie et à l’Eau, Dr Ir Martin NDAYIZEYE, a souligné que cette initiative s’inscrit dans les efforts du Burundi visant à améliorer l’accès à une énergie fiable et à promouvoir des technologies adaptées aux besoins des ménages et des producteurs.
Les échanges ont notamment porté sur les normes IEC TS 62257-9-5, relatives aux systèmes photovoltaïques autonomes, et IEC TS 62257-9-8, concernant les kits solaires et les systèmes solaires domestiques. D’application volontaire jusqu’au 31 décembre 2027, ces normes visent à aider les importateurs, les distributeurs et les installateurs à mieux maîtriser les exigences de qualité, de performance et de sécurité des équipements commercialisés au Burundi.

Les avantages douaniers en discussion
Les participants ont également examiné la possibilité d’élargir la liste des équipements susceptibles de bénéficier des avantages douaniers prévus à l’article 222 du Code des douanes. Parmi les matériels évoqués figurent les pompes solaires d’irrigation, les lampes portables, les chauffe-eau solaires, les séchoirs agricoles ainsi que les systèmes équipés de batteries et d’onduleurs.

Les discussions ont aussi concerné les technologies de cuisson propre, notamment les foyers améliorés, les fours et cuiseurs solaires, les réchauds à bioéthanol et les foyers électriques. Ces équipements pourraient contribuer à réduire les dépenses énergétiques des ménages, à soutenir les activités agricoles et à limiter la pression sur les ressources naturelles.
Toutefois, l’octroi d’éventuelles exonérations reste subordonné aux dispositions légales en vigueur et aux décisions des autorités compétentes

Un guide pour encadrer les importations
À l’issue des travaux, les participants ont recommandé le renforcement des capacités des acteurs du secteur, la mise à disposition d’outils de sensibilisation et de contrôle ainsi qu’une meilleure coordination entre les institutions concernées.
L’adaptation et la validation du Guide d’importation des produits solaires figuraient également parmi les objectifs de l’atelier. La mise en œuvre des recommandations formulées devrait contribuer à promouvoir les technologies énergétiques propres et à soutenir les ambitions du Burundi, conformément à sa Vision d’un pays émergent en 2040 et développé en 2060.
HAVUGIYAREMYE Dieudonné