Gitega mobilise ses forces pour prévenir les catastrophes

Face aux risques liés aux fortes pluies, aux vents violents et aux effets annoncés du phénomène El Niño, la province de Gitega veut agir avant que les sinistres ne surviennent. Réunis ce jeudi le 8 octobre 2026 autour du gouverneur de province, Liboire Bigirimana, les membres de la plateforme provinciale de prévention et de gestion des catastrophes ont arrêté plusieurs mesures destinées à mieux protéger les populations, les infrastructures et les terres exposées.

Agir avant que les dégâts ne surviennent

Les prévisions météorologiques annonçant un épisode marqué d’El Niño, avec un pic attendu en décembre 2026 et des effets susceptibles de se prolonger jusqu’en février 2027, ont placé la prévention au centre des échanges. Pour le gouverneur, il ne suffit plus d’attendre qu’une catastrophe se produise pour intervenir : les communautés doivent être préparées à l’avance.

Dans cette perspective, la sensibilisation des populations vivant dans les zones à risque devra être renforcée. Le renforcement des toitures des habitations, le creusement de puisards pour recueillir les eaux pluviales et le traçage des courbes de niveau dans les zones à forte pente ont notamment été retenus comme des gestes simples, mais capables de réduire considérablement les dégâts.

Protéger les sols et les ouvrages d’évacuation

La préservation des arbres occupe également une place importante dans cette stratégie. Le gouverneur a appelé la population à éviter leur abattage, rappelant leur rôle dans la stabilisation des sols, la lutte contre l’érosion et la limitation du ruissellement des eaux.

Sur le terrain, l’entretien des caniveaux et des ouvrages d’évacuation des eaux devra être régulier. Il est également question d’identifier à l’avance les endroits les plus vulnérables, notamment les habitations proches des cours d’eau, les zones exposées aux inondations ainsi que celles susceptibles de connaître des glissements de terrain. L’idée est simple : connaître les points faibles avant que les pluies ne les mettent à l’épreuve.

Des communautés au cœur de la prévention

La prévention ne pourra toutefois être efficace sans l’implication directe des communautés. Les participants ont ainsi recommandé de redynamiser les comités collinaires de prévention et de gestion des catastrophes, afin de rapprocher les mécanismes d’alerte et d’intervention des populations.

Chaque commune devra également identifier ses zones vulnérables ainsi que les sites pouvant servir à l’évacuation des personnes en cas de sinistre. Ces informations permettront aux autorités locales et aux habitants de savoir où aller et comment réagir lorsque la situation l’exige.

L’alerte doit parvenir jusqu’aux collines

Le représentant de l’Institut géographique du Burundi (IGEBU) a, de son côté, insisté sur l’importance du bulletin hebdomadaire d’information météorologique. Pour être véritablement utile, cette information doit toutefois atteindre les populations à la base. Les participants ont donc appelé à une diffusion plus large des alertes météorologiques, jusqu’au niveau des collines.

La prévention devra aussi prendre en compte les risques sanitaires pouvant accompagner les fortes pluies. Le renforcement de l’hygiène et de l’assainissement, ainsi que la promotion de l’utilisation des moustiquaires, font partie des mesures envisagées.

À la clôture de la réunion, le gouverneur Liboire Bigirimana a appelé à une mobilisation de tous : autorités, services techniques, structures locales, communautés et partenairesà conjuguer leurs efforts pour renforcer les moyens consacrés à la prévention.. Pour la province de Gitega, le message est désormais clair : ne pas attendre la catastrophe pour agir, mais se préparer dès aujourd’hui pour mieux protéger les vies et les biens.

HAVUGIYAREMYE Dieudonné

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