Cinq jeunes entrepreneurs se sont distingués, ce vendredi le 25 septembre 2026, à l’issue du concours provincial des projets organisé dans le cadre du Programme d’autonomisation économique et d’emploi des jeunes (PAEEJ). Parmi les neuf projets retenus pour cette phase, leurs initiatives ont été classées en tête après une première sélection de 36 projets présentés au niveau communal.
Des projets diversifiés, des financements conséquents
Pour MARAWATA Grâce, la distinction obtenue constitue une étape importante vers la concrétisation de son ambition. Son projet d’imprimerie, Sally Burundi Company, s’est classé premier avec 75,3 points et bénéficiera de 23 millions de francs burundais.À sa suite, KEZA Cadeau a obtenu 74,66 points grâce à son projet de studio multimédia Gift Studio. Il recevra 22 millions de francs pour donner davantage d’ampleur à son activité.NKUNZIMANA Eric, avec son projet de fabrication de savons au sein d’une coopérative, a obtenu 70,33 points et bénéficiera de 21 millions de francs. KWIZERA Amedé Michel, porteuse d’un projet de production audio, a récolté 69,33 points et recevra 19 millions de francs. KEZAKIMANA Alvella, enfin, a obtenu 68,16 points avec son projet de maroquinerie et bénéficiera de 17,5 millions de francs.

Passer de l’attente à l’initiative
À l’ouverture du concours, Désiré Manirakiza, coordinateur du PAEEJ, a invité les jeunes à regarder leurs talents comme de véritables leviers de développement. Il les a encouragés à ne pas attendre uniquement un emploi public, mais à prendre eux-mêmes l’initiative de construire leur avenir.

« Le temps ne vous attend pas », a-t-il rappelé en substance, appelant les jeunes à passer de l’attente à l’action et à transformer leurs compétences en activités génératrices de revenus.
Une porte reste ouverte pour les autres candidats
La compétition n’a toutefois pas seulement été une affaire de lauréats. Aux jeunes dont les projets n’ont pas été retenus cette fois-ci, Désiré Manirakiza a adressé un message d’encouragement : ne pas abandonner.
Il les a invités à améliorer leurs projets et à poursuivre leurs efforts, soulignant que les prochaines éditions offriront d’autres occasions de présenter leurs initiatives. Une manière de rappeler que, dans l’entrepreneuriat, une sélection défavorable ne signifie pas nécessairement la fin du parcours.
Un financement, mais aussi une responsabilité
Aux cinq bénéficiaires, le coordinateur a rappelé que les fonds accordés sont des financements remboursables et non des dons. Leur véritable portée dépendra donc de la manière dont ils seront investis dans les activités présentées.
Il a appelé les jeunes à faire preuve de rigueur et de transparence, tout en les rassurant quant à l’accompagnement qui pourra leur être apporté en cas de difficulté. Les équipes chargées du suivi pourront notamment les conseiller et apprécier l’évolution de leurs activités.
Au-delà des montants annoncés, ces cinq projets portent ainsi une même ambition : faire d’une idée personnelle une activité viable, créer de la valeur et, lorsque cela est possible, ouvrir à leur tour des opportunités à d’autres jeunes.
HAVUGIYAREMYE Dieudonné