Le ministère de la Justice, des Droits de la Personne humaine et du Genre, en collaboration avec la Primature, a organisé ce mardi 20 janvier 2026 à Gitega un atelier d’échanges consacré à l’implantation de nouvelles institutions judiciaires, dans le but de rapprocher davantage la justice des justiciables.Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une réforme profonde du système judiciaire, visant à améliorer l’efficacité, l’accessibilité et la célérité du service public de la justice, au bénéfice des citoyens et des résidents étrangers.
Le Gouverneur de Gitega, Liboire Bigirimana, a salué la collaboration entre l’administration et les instances judiciaires, tout en soulignant l’incompréhension persistante de certains citoyens, qui assimilent encore les autorités administratives aux organes judiciaires. Il a plaidé pour l’organisation de séances de sensibilisation sur les lois et procédures judiciaires.
Représentant le Premier ministre, Frédéric Nimubona, chef de cabinet adjoint à la Primature, a appelé à une action urgente et a insisté sur la qualité architecturale des infrastructures, destinées à refléter la Vision nationale d’un Burundi émergent à l’horizon 2040 et développé en 2060.
Le ministre de la Justice, des Droits de la Personne humaine et du Genre, Arthémon Katihabwa, a indiqué que parmi les mesures phares figure la réorganisation de la carte judiciaire : la création de tribunaux de base dans chaque zone et de tribunaux de grande instance dans toutes les communes.
Il a rappelé que la réussite de cette réforme repose sur des infrastructures adaptées, des équipements modernes, des ressources humaines qualifiées et l’implication de tous les acteurs : magistrats, procureurs, autorités administratives et citoyens. Dans cette perspective, le gouvernement prévoit la construction de 315 nouveaux tribunaux de résidence et de 22 tribunaux de grande instance, chacun doté de son parquet.
Signalons que l’atelier a également été l’occasion de remettre aux juridictions des matériels modernes de mesure foncière utilisant la technologie GPS, afin de fiabiliser et de faciliter le travail judiciaire sur le terrain.
HAVUGIYAREMYE Dieudonné












